Histoire de vente des avions de combat au Singapour.
Comme vous le savez, l’Asie de Sud Est c’est la région du monde très particulière pour moi et c’est pour des raisons très personnelles. Il est évident que c’est avec un grand intérêt que j’ai lu l’histoire de Singapour écrite par son fondateur. Je vous conseille vivement lire ces mémoires (From Third World to First : The Singapore Story: 1965-2000).
En liaison avec le Singapour j’ai appris récemment quelque informations intéressantes qui peuvent constituer quelque part une confirmation et une prolongation de l’histoire et nous diront quel est le rôle possible à jouer par la diplomatie dans des grands contrats commerciaux. Elles nous enseignent sur le mode de décision et sur les priorités politiques de l’État de Singapour à l’aube de 21 siècle.
Histoire de vente des avions de combat au Singapour. Voir l’article.
Il s’agit ici de donner un commentaire personnel d’un acteur lié directement à cet événement.
Alors, les Français y sont allés en 2001 en y croyant.
Les Français avec Rafale s’opposaient aux Américaines (ainsi qu’aux Russes et Eurofighter au tout début)
Il est à noter que les militaires Singapouriens (les avionneurs) s’entraînent en France (aussi que au Taiwan)
L’offre français était très intéressante et complète, elle représentait le produit de très bonne qualité.
Mais la guerre en Iraq a éclatée en 2003.
Lee Kuan Yew (fondateur de Singapour) disait à l’époque l’ambassadeur de la France à l’ONU « Je comprends votre position, mais elle me gène ».
Le premier ministre Loong (fils de LKY) était formé par l’armée américaine, l’influence sur son choix était important.
Les américains disaient à l’époque - « La France peut-être n’est plus notre amie… »
Or Le Singapour voulait se mettre sous le parapluie d’un partenaire puissant étant en mesure d’assurer la sécurité de navigation dans le détroit de Malacca. Jusqu’à la fin des années 60 c’étaient les Européens incarnées par Royal Navy. Depuis les années 70 c’étaient clairement les États Unies.
Bush a joué un rôle important dans le résultat. Si c’était Kerry ça aurai pu marcher pour Rafale.
Les raisons politiques et diplomatiques était très importantes pour le choix fait par le Singapour.
Les événements ont démontrés la prévision de LKY, faite dans son livre. Finalement après la période de « Pax Britannica » dont il était témoin, le période « Pax Americana » est venu. Désormais ces enfants doivent y vivre.
Tout a pris fin en 2005, au détriment de Rafale. Il faut constater que la personne en charge du projet a vécu cette échec très personnellement.






